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Évaluation diagnostique

Évaluations par observation

Les parents, les personnes proches aidantes et les membres de la famille sont souvent les premières personnes à remarquer qu’un enfant apprend, communique ou entre en relation d’une façon qui diffère de ce qui est généralement attendu. Certains enfants peuvent utiliser moins souvent la communication orale, établir moins de contacts visuels ou préférer jouer seuls ou en parallèle. Toutes ces façons d’être peuvent faire naturellement partie de leur développement.

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L’autisme n’est pas toujours reconnu immédiatement, particulièrement lorsque les traits d’une personne sont plus subtils, sont masqués ou se manifestent en même temps que d’autres besoins de soutien ou problèmes de santé. Par exemple, certaines différences sur le plan moteur ou de la parole, comme l’apraxie, peuvent influencer la façon dont l’autisme est perçu et compris.

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Lors d’une évaluation de l’autisme, les professionnel·les de la santé peuvent se référer au Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5-TR) comme guide. Cependant, de nombreuses personnes au sein des communautés autistes et neurodivergentes soulignent que l’autisme est une forme naturelle de neurodivergence et non une maladie. Une évaluation formelle peut aider à mieux comprendre les forces d’une personne, ses préférences en matière de communication ainsi que les domaines où des mesures de soutien adaptées peuvent favoriser son apprentissage, sa participation et son bien-être général.

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Diversité de l’autisme

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L’autisme englobe une grande diversité de forces, de styles de communication et de besoins de soutien. Reconnaître l’autisme tôt peut contribuer à ce que les personnes autistes aient accès aux mesures de soutien éducatives et aux ressources qui respectent le mieux leur façon unique d’apprendre et de se développer.

CRITÈRES DIAGNOSTIQUES – DSM-5

Mise en garde concernant le langage diagnostique

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La section suivante est citée directement du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5-TR) à titre de référence. Veuillez noter que le langage employé dans ce manuel peut ne pas refléter une terminologie neuroaffirmative ou inclusive et peut ne pas correspondre aux principes présentés dans le guide Les mots comptent d’Autisme Canada. Le cadre du DSM repose sur un modèle médical qui peut présenter l’autisme sous l’angle des déficits. À Autisme Canada, nous reconnaissons l’autisme comme une forme naturelle de neurodiversité et privilégions un langage qui respecte l’expérience vécue, les forces et l’identité des personnes autistes.

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En Amérique du Nord, les professionnel·les de la santé utilisent la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), révisée en mai 2013, pour évaluer le trouble du spectre de l’autisme (TSA). Pour consulter le manuel dans son intégralité, veuillez visiter le site Web de l’American Psychiatric Association.

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Pour faciliter la consultation, voici la section du DSM-5 portant sur le trouble du spectre de l’autisme :

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TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME 299.00 (F84.0)

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A. Déficits persistants de la communication sociale et des interactions sociales observés dans plusieurs contextes, se manifestant actuellement ou ayant été présents dans le passé par les éléments suivants (les exemples sont donnés à titre indicatif et ne sont pas exhaustifs; voir le texte) :

  1. Déficits de la réciprocité socioémotionnelle, allant, par exemple, d’une approche sociale anormale et d’une difficulté à maintenir une conversation réciproque, à un partage réduit des intérêts, des émotions ou des affects, jusqu’à une difficulté à initier des interactions sociales ou à y répondre.

  2. Déficits des comportements de communication non verbale utilisés dans les interactions sociales, allant, par exemple, d’une intégration inadéquate de la communication verbale et non verbale à des anomalies du contact visuel et du langage corporel ou à des déficits dans la compréhension et l’utilisation des gestes, jusqu’à une absence totale d’expressions faciales et de communication non verbale.

  3. Déficits dans le développement, le maintien et la compréhension des relations, allant, par exemple, de difficultés à adapter son comportement à différents contextes sociaux à des difficultés à partager des jeux imaginatifs ou à se faire des amis, jusqu’à une absence d’intérêt envers les pairs.

Préciser le niveau de sévérité actuel :

La sévérité repose sur les altérations de la communication sociale et les comportements restreints et répétitifs (voir le tableau 2).

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B. Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts ou des activités, se manifestant actuellement ou ayant été présent dans le passé par au moins deux des éléments suivants (les exemples sont donnés à titre indicatif et ne sont pas exhaustifs; voir le texte) :

  1. Mouvements moteurs, utilisation d’objets ou langage stéréotypés ou répétitifs (p. ex., stéréotypies motrices simples, alignement de jouets ou manipulation répétitive d’objets, écholalie, phrases idiosyncrasiques).

  2. Insistance sur la similitude, adhésion inflexible aux routines ou comportements verbaux ou non verbaux ritualisés (p. ex., détresse extrême face à de petits changements, difficultés lors des transitions, modes de pensée rigides, rituels de salutation, besoin d’emprunter le même trajet ou de manger les mêmes aliments chaque jour).

  3. Intérêts très restreints ou fixes, anormaux par leur intensité ou leur objet (p. ex., attachement marqué à des objets inhabituels ou préoccupation excessive à leur égard, intérêts excessivement circonscrits ou persévérants).

  4. Hyperréactivité ou hyporéactivité aux stimuli sensoriels ou intérêt inhabituel pour les aspects sensoriels de l’environnement (p. ex., indifférence apparente à la douleur ou à la température, réaction négative à certains sons ou certaines textures, fait de sentir ou de toucher excessivement des objets, fascination visuelle pour les lumières ou les mouvements).

C. Les symptômes doivent être présents dès les premières étapes du développement (mais ils peuvent ne devenir pleinement manifestes que lorsque les exigences sociales dépassent les capacités limitées de la personne, ou être masqués par des stratégies apprises plus tard dans la vie).

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D. Les symptômes entraînent une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants de la vie actuelle.

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E. Ces manifestations ne sont pas mieux expliquées par une déficience intellectuelle (trouble du développement intellectuel) ou un retard global du développement. La déficience intellectuelle et le trouble du spectre de l’autisme sont fréquemment concomitants. Pour établir les deux diagnostics, les capacités de communication sociale doivent être inférieures à celles attendues compte tenu du niveau général de développement.

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REMARQUE : Les personnes ayant reçu un diagnostic bien établi selon le DSM-IV de trouble autistique, de syndrome d’Asperger ou de trouble envahissant du développement non spécifié devraient recevoir un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme. Les personnes présentant des déficits marqués de la communication sociale, mais dont les symptômes ne répondent pas par ailleurs aux critères du trouble du spectre de l’autisme, devraient faire l’objet d’une évaluation pour un trouble de la communication sociale (pragmatique).

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TABLEAU 2 – NIVEAUX DE SÉVÉRITÉ DU TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME

Niveau 3 : « Nécessitant un soutien très important »

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Communication sociale :
Des déficits sévères des capacités de communication sociale verbale et non verbale entraînent des altérations sévères du fonctionnement, une initiation très limitée des interactions sociales et une réponse minimale aux sollicitations sociales d’autrui. Par exemple, une personne utilisant peu de mots compréhensibles, qui initie rarement une interaction et qui, lorsqu’elle le fait, adopte des approches inhabituelles principalement pour répondre à ses besoins et ne réagit qu’aux approches sociales très directes.

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Comportements restreints et répétitifs :
L’inflexibilité du comportement, les difficultés extrêmes à faire face au changement ou d’autres comportements restreints ou répétitifs nuisent considérablement au fonctionnement dans tous les domaines. Grande détresse ou difficulté à changer d’activité ou de centre d’attention.

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Niveau 2 : « Nécessitant un soutien important »

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Communication sociale :
Déficits marqués des capacités de communication sociale verbale et non verbale; difficultés sociales apparentes même lorsque des mesures de soutien sont en place; initiation limitée des interactions sociales; réponses réduites ou anormales aux sollicitations sociales d’autrui. Par exemple, une personne qui utilise des phrases simples, dont les interactions se limitent à des intérêts spécifiques restreints et dont la communication non verbale est nettement inhabituelle.

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Comportements restreints et répétitifs :
L’inflexibilité du comportement, les difficultés à faire face au changement ou d’autres comportements restreints ou répétitifs sont suffisamment fréquents pour être évidents pour une personne observatrice occasionnelle et nuisent au fonctionnement dans divers contextes. Détresse ou difficulté à changer d’activité ou de centre d’attention.

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Niveau 1 : « Nécessitant un soutien »

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Communication sociale :
En l’absence de mesures de soutien, les déficits de la communication sociale entraînent des difficultés perceptibles. Difficulté à initier des interactions sociales et exemples manifestes de réponses atypiques ou infructueuses aux sollicitations sociales d’autrui. La personne peut sembler avoir moins d’intérêt pour les interactions sociales. Par exemple, une personne capable de s’exprimer en phrases complètes et de communiquer, mais dont les échanges conversationnels avec les autres sont difficiles et dont les tentatives pour se faire des amis sont inhabituelles et généralement infructueuses.

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Comportements restreints et répétitifs :
L’inflexibilité du comportement nuit considérablement au fonctionnement dans un ou plusieurs contextes. Difficulté à passer d’une activité à une autre. Les difficultés d’organisation et de planification entravent l’autonomie.

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